Données video

  • 2017 - Atys en folie

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    Janvier 2017 - Malte

    Fuzelier, d’Orneval et Carolet

    Parodie pour marionnettes, chanteurs et musiciens de la tragédie lyrique Atys de Jean-Baptiste LULLY (1632-1687) et Philippe QUINAULT (1635-1688) d’après Fuzelier, d’Orneval et Carolet (1726 et 1736)

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  • 2016 - La Guerre des Théâtres

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    30 septembre > 7 octobre 2016

    Louis Fuzelier

    Opéra comique d'après la Matrone d'Ephèse de Louis Fuzelier

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  • 2014 - La Belle-mère amoureuse

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    2014

    Rameau

    Parodie d’Hippolyte et Aricie de Rameau

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  • 2012 - Polichinelle censeur des théâtres

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    le 29 mars 2012

    Denis Carolet

    Prologue pour marionnettes de Polichinelle Persée[1] (parodie de Persée de Lully et Quinault) de Carolet[2], donné à la Foire St Germain (Paris) en avril 1737.

    Re-création par le marionnettiste Jean-Philippe Desrousseaux pour le Cethefi à l’occasion du colloque international « Parodier l’opéra : pratiques, formes et enjeux », Université de Nantes, 29 mars 2012.


    [1] Polichinelle Persée sur CESAR
    [2] Denis Carolet sur Theavile
  • 2011 - Marionnettes et mise en scène : effets satiriques

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    Le 1er décembre 2011

    Jean-Philippe Desrousseaux

    Extraits du séminaire animé par Jean-Philippe Desrousseaux :

    Jean-Philippe Desrousseaux, invité par Françoise Rubellin à monter un spectacle de marionnettes dans le cadre du colloque « Parodier l’opéra : pratiques, formes et enjeux », qui se tiendra à Nantes du 29 au 31 mars 2012, présente l’avancement de son travail sur Polichinelle censeur des théâtres de Carolet, pièce écrite, en avril 1737, pour un théâtre de marionnettes de la Foire Saint-Germain, jamais rejouée depuis.

    Attiré dès l’enfance par le théâtre de marionnettes, Jean-Philippe Desrousseaux a suivi une formation de comédien et de marionnettiste, et pratiqué la musique classique. Il a joué dans plusieurs théâtres, a été aussi lecteur et récitant (il a travaillé avec Pierre Boulez sur des œuvres contemporaines). En 1994, il décide de se consacrer au théâtre de marionnettes, qui autorise à la fois l’écriture, l’adaptation, la dramaturgie, la scénographie, la mise en scène, l’interprétation… Ce chercheur passionné continue, auprès d’autres praticiens, à se former dans les différentes techniques : marionnettes à gaine, à tringles, à fils, bunraku… Il monte des spectacles, souvent liés à la musique : par exemple, en 1997, Zémire et Azor au Printemps des Arts de Nantes ; en 2011, Pierrot lunaire avec le Smash Ensemble, en Espagne (à Salamanque et au festival de Saint-Sébastien). Depuis 2000, il tient un théâtre de marionnettes, dédié à Guignol, au Parc floral de Paris.

    Pour concevoir un spectacle, il faut d’abord imaginer le type de marionnettes que l’on va utiliser : en l’occurrence, pour Polichinelle censeur des théâtres, des marionnettes à gaine. La tête et les mains sont en bois de tilleul ; les bras (manchons), en cuir. Le pouce anime l’un des bras ; l’index, la tête ; les trois autres doigts, l’autre bras – le poignet correspondant à la taille de la marionnette. Rappelons que la scène des marionnettes s’appelle la bande ; le théâtre, le castelet. On sait déjà que l’Opéra-Comique sera représenté par Arlequin, et la Comédie-Italienne, par Pantalon.

    Françoise Rubellin rappelle brièvement que la Foire Saint-Germain, qui se tient en hiver et dure deux mois à compter du 3 février, est, avec la Foire Saint-Laurent, qui se tient en été et dure trois mois, une des deux foires parisiennes annuelles. En plus de quelque 200 marchands, on y trouve trois ou quatre lieux de spectacle : l’Opéra-Comique, un théâtre de marionnettes (quelquefois deux)… Notre pièce est un prologue (courte pièce souvent polémique et satirique) qui sert d’introduction à une parodie de Persée, opéra de Lully et Quinault, écrite aussi par Carolet, auteur fécond de pièces pour marionnettes, mais aussi d’opéras-comiques. Polichinelle y incarne le Théâtre de marionnettes, face à l’Opéra (l’Académie royale de musique), la Comédie-Française, la Comédie-Italienne et l’Opéra-Comique. La lecture de la pièce par quelques spectateurs volontaires fait découvrir à tous qu’elle est remplie d’allusions (à l’Amour censeur des théâtres de Romagnesi, aux dépenses occasionnées par la reprise de Persée à l’Opéra, à l’École des amis de Nivelle de la Chaussée, de la même année).

    Jean-Philippe Desrousseaux explique qu’il ne faut pas essayer de faire, avec les marionnettes, la même chose qu’avec des comédiens de chair. Il faut délibérément forcer le jeu. « Plus on veut faire vrai et plus ça fait faux, et plus on fait marionnette et plus ça fait vrai. » Les décors sont aussi spécifiques (à ce propos, la toile de fond sera peinte par les étudiants de l’AGR, l’École de l’Image de Nantes). À partir de là, il présente ses idées sur la future mise en scène de la pièce. La Comédie-Française utilisera la prononciation restituée et portera une traîne ou un tonnelet. L’Opéra aura un casque à plumes. À la scène 5, il y a quatre personnages, alors que le manipulateur n’a que deux mains : à lui de trouver une astuce ! Pour illustrer son propos, l’artiste donne de nombreux exemples du jeu de la marionnette, qui déclenchent l’hilarité générale malgré l’aspect rudimentaire de l’installation : une longue planche, représentant la bande, posée entre des bureaux superposés, le tout formant une ébauche de castelet.

    Enfin, dans un échange fructueux avec le public, sont évoqués, pêle-mêle, le rôle de l’improvisation, l’utilité de la vidéo pour juger du résultat, les différents types de marionnettes et leur domaine d’utilisation (la marionnette à gaine est populaire ; celle à fils, aristocratique), l’usage de codes de mise en scène propres à cet art (la voix contrefaite est plus drôle, il faut toujours donner du mouvement à une marionnette et garder son regard en direction du public), l’utilisation de trucs comme la poudre de lycopode enflammée, le fait, enfin, que l’art de la marionnette, bien qu’il soit un art mineur, se nourrit des arts majeurs.

    La séance se clôt sur une petite scène improvisée, qui ravit tout le monde.

  • 2004 - Une chaconne d’Arlequin

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    Le 15 mai 2004

    Performance d’Yvan Leymarie

    Atelier-rencontre et recherche : « Arlequin danseur au tournant du XVIIIe siècle » Université de Nantes, 14 et 15 mai 2004.

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